Source : Restaurants, Brasseries et Bistrots Bruxellois

Jardiner et cultiver la vigne… Tel était peut-être le rêve du nouveau propriétaire, acquéreur à la fin des années 90 d’un petit café de la rue Haute, repaire d’habitués au cœur du quartier des Marolles.
Transformé en restaurant, l’endroit a l’allure d’une charmante cabane de jardinier où règne un certain désordre. Aucun détail n’a été oublié : d’irrégulières tomettes vert foncé ornent le sol, une claie en bois brun biscornue couvre une partie des murs, quant aux légumes du potager, ils se dégustent confortablement installé sur de larges fauteuils de jardin. A côté d’anciennes photos de famille jaunies par le temps, reposent, sur de vieilles étagères, des fioles remplies de liquides aux mille vertus et de secrets mélanges d’engrais certainement conservés depuis des générations.

L’arrosoir, outil indispensable des amoureux des plantes, rythme l’espace. Enseigne du restaurant, une ribambelle de ces sympathiques ustensiles en métal cabossé surplombe la salle, et menace à tout moment, non sans une pointe d’humour, de se renverser… sur les convives attablés. Suspendus à une tige rouillée juste ce qu’il faut, de charmants petits pommeaux d’arrosoirs diffusent enfin une lumière tamisée sur l’accueillant bar en bois clair.

Hommage aux bons vins dont l’architecte des lieux était certainement amateur, hottes de vendangeurs et vieux tonneaux ont été disposés çà et là. La verrière, issue d’une véritable serre, a été offerte par les viticulteurs de la région de Hoeilart dont les récoltes s’amenuisent. Quelques loupiotes ont été disposées entre la verrière et le toit, donnant ainsi aux bruxellois la douce impression de dîner au clair de lune.

Toutes photographies : © Editions Ereme / Valentine Vermeil
60 rue Haute, 1000 Bruxelles
Tel +32 2 502 00 68
Recette : Magret de Canard rôti aux mangues et poivre rose, étouffée de cristophines
Mots-clefs : 1000, Bruxelles, L’Arrosoir, Magret de Canard, Restaurant